L'éditeur a-t-il respecté les instructions de Jésus ?


Message

Date du message : samedi 7 décembre 2019 à 08h42


On a pu lire et entendre, ici ou là, qu’Emilio Pisani, éditeur historique de Maria Valtorta aurait trahit les instructions de Jésus sur le titre de l’œuvre et son format et qu’il aurait dissimulé les textes qui contenaient ces instructions.

Les faits disent tout le contraire.

Message

Date du message : samedi 7 décembre 2019 à 08h43


1 - Selon la loi de Gamaliel, retenue par la Révélation publique (Actes 5, 39-45), aucune œuvre humaine qui n’est pas voulue par Dieu, ne dure dans le temps. Or, on est obligé de constater que, depuis 60 ans, l’Œuvre de Maria Valtorta, vendue à millions d’exemplaires, s’est étendue sur la terre. De qui est-ce le résultat sinon de l’éditeur conduit par l'Esprit ?

De plus, cet éditeur a cette caractéristique unique dans le monde de l’édition : avoir pu vivre et croître si longtemps sur l’œuvre d’une seule personne qui, de plus, était combattue.

Quel éditeur peut en dire autant, surtout dans une époque où on ne cesse de parler de la crise du livre ?

Force donc, est de constater que le Ciel a favorisé cette entreprise, - aujourd’hui Fondation, - à qui il a été confié de plus le patrimoine physique et spirituel de la mystique.

Message

Date du message : samedi 7 décembre 2019 à 08h44


2 – Les circonstances dans lesquelles ces instructions ont été perdues et retrouvées, méritent toute l’attention, car ce sont des raisons providentielles.

Le document qui mentionnait ces consignes de Jésus, aujourd’hui publié dans Les Carnets, fut perdu de vue pendant plus de cinquante ans, avant d’être redécouvert par l’éditeur en 2001, lorsqu’il racheta la maison de Maria Valtorta à Viareggio, après la mort de Marta Diciotti qui en avait hérité.

Ces instructions furent reçues dans la nuit du 20 au 21 février 1948, soit une semaine avant l’audience papale. À cette époque, le destin de l’Œuvre est confié aux Servites de Marie, non de l’éditeur. Le tapuscrit est entre les mains du Souverain-Pontife depuis longtemps. Maria Valtorta ne sera pas présent à l’audience.

Rien ne peut plus être changé. Alors pourquoi le Ciel donne-t-il ces instructions si tard ?

Pour deux raisons :

Message

Date du message : samedi 7 décembre 2019 à 08h46


3 - Parce que selon ce que recommande Jésus, la diffusion de l’Œuvre prime sur tout formalisme :
Citation :

« Mon âme, on te dira que, pour faire approuver l’Œuvre, il faut éviter d’attirer l’attention des examinateurs sur son origine surnaturelle. Laisse-les dire. Cela servira à les faire parler. Cette provenance est l’unique obstacle que l’Œuvre peut rencontrer avant d’être donnée aux âmes. Le seul qui puisse être considéré comme valide. Mais la divine Providence a dicté et illuminé cette Œuvre pour les âmes ; elle veut qu’elle parvienne aux âmes, le plus tôt possible. Car s’ils tardent davantage, ils ne pourront plus (la diffuser), et ils devront rendre compte à Dieu de leur tiédeur.

Et il rajoute :
Citation :

Nous permettons donc que l’Œuvre soit, pour le moment, proposée telle qu’elle est.

C’est-à-dire la même expression qu’emploiera Pie XII pour encourager la publication sans lui donner le moindre sceau officiel authentifiant son origine divine :
Citation :

Publiez l’œuvre telle quelle. Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à son origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront, comprendront.

Quant à ces instructions, elles doivent être cachées pour l’instant :
Citation :

Garde ces paroles dans tes papiers les plus précieux, et sois sûre que, quel que soit le jugement actuel des hommes, Dieu ne change pas le tien à son égard ; un jour viendra où la vérité sera parfaitement connue.

Dieu ne se faisait aucune illusion sur les réactions que susciterait l’Œuvre. Cette occultation temporaire de messages du Ciel n’est pas rare. Ce fut, par exemple, le cas du Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, de St Louis-Marie Grignion de Montfort. Cet ouvrage aujourd’hui universellement connu, ne fut exhumé que cent vingt-sept ans après avoir été écrit, d’une chapelle où il avait été enfoui à la Révolution. L’ouvrage annonce la venue des « apôtres des Derniers Temps » au moment même où, à La Salette, la Vierge Marie délivrait un message analogue.
Message

Date du message : samedi 7 décembre 2019 à 08h47


4 – L’occultation de ces textes « secrets », que découvrira l’éditeur 50 ans plus tard, montre bien que la Providence conduit l’Œuvre. En effet, ces instructions demandaient explicitement que Dieu soit désigné comme le seul Auteur.
Citation :

Tout comme l’Œuvre ne doit pas subir de modifications, elle ne doit pas porter de nom d’auteur humain.

Dans le contexte de l’époque, cela serait revenu à proclamer un cinquième Évangile anathème ! Personne, et surtout pas le Pape, n’aurait pu cautionner une telle prétention affichée ! L’œuvre aurait fini dans les oubliettes de l’Histoire et Maria Valtorta condamnée comme hérétique. Ce que Jésus ne veut pas : Il fait concession sur la forme, oui, pourvu que l’Œuvre soit diffusée, mais intégrité absolue du contenu, au détail prêt.

Mais des années plus tard, le contexte est largement différent : une connaissance approfondie de l’Œuvre est intervenue, les fruits spirituels ont pu éclore, des saints en furent lecteurs, etc. On peut maintenant reconnaître que Dieu fut l’Auteur de cette Œuvre et que Maria Valtorta en fut le « porte-plume ».

Message

Date du message : samedi 7 décembre 2019 à 08h48


5 - C’est ce que démontre parfaitement le titre retenu par l’éditeur : L’Évangile tel qu’il m’a été révélé. Avec ce titre, on ne peut pas dire de façon plus claire, plus compréhensible par tous que cette Œuvre est porteuse de Vie éternelle (le propre de l’Évangile), que Dieu en est l’auteur (id°) et donc que Maria Valtorta en est le simple instrument. Ce qui est intégralement le vœu exprimé par Jésus dans ces instructions secrètes retrouvées.
Car Jésus a souhaité, dans un premier temps, que Dieu n’apparaisse pas. Il demande à Maria Valtorta de supprimer toute allusion à des visions ou des dictées, ou tout commentaire humain qui l’induirait (ce que faisait abondamment le Père Migliorini).

Dans ses instructions secrètes Jésus proposait trois titres au choix. Pourquoi pas un seul s’il avait la volonté de vraiment régenter ce point ? Pourquoi donne-t-il à Maria Valtorta le pouvoir de juger des adaptations à faire ?
Citation :

Souviens-toi que le moindre modification, le moindre ajout, doit être soumis à ton jugement, car c’est moi qui te guide.

Le titre actuel est repris de la façon dont Maria Valtorta parlait elle-même de l’œuvre : « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé ».

Un titre incontestablement plus explicite que ceux proposé par Jésus qui formule un contenu plus qu’un titre effectif : “La Parole qui donne la vie éternelle”, ou “La Bonne Nouvelle adressée aux petits du troupeau de Jésus”, ou encore “À la suite de Jésus et de Marie dans les lumières de la Sagesse.” Qui verrait, dans ces titres, s’ils avaient été retenus, la vie de Jésus qui bouleverse tant de monde ?

Un livret de 40 pages, comprenant le plan et des extraits de l'œuvre, fut publié en 1948 sous le titre de Parole di Vita Eterna, un titre proche de celui voulu par Jésus parmi d’autres et peut-être suggéré par Maria Valtorta. C’est sous ce premier titre que circulèrent les copies dactylographiées et que Pie XII en prit connaissance.

On sait ce qu’il advint par la suite : Parole di Vita Eterna disparut avec la société éditrice Laboremus constituée à la hâte et qui ne résista pas à l’hostilité du Saint-Office. D’autres titres furent attribués par la suite par l’éditeur ignorant des instructions secrètes, mais de tous, le dernier est sans contexte le plus éblouissant.

L’Évangile tel, qu'il m'a été révélé.

Message

Daniel-Marie
Membre

Voir plus


Date du message : mercredi 22 janvier 2020 à 08h34


Bonjour,
je suis content que l’on revienne sur cette question, qu’on avait débattue dans un précédent forum. Je ne suis pas convaincu. En supposant, que

Le document qui mentionnait ces consignes de Jésus, aujourd’hui publié dans Les Carnets, fut perdu de vue pendant plus de cinquante ans, avant d’être redécouvert par l’éditeur en 2001

aujourd’hui, on sait. Ensuite,

Dans le contexte de l’époque, cela serait revenu à proclamer un cinquième Évangile anathème !

Le titre actuel tend à le faire penser…

Enfin, l’Eglise a demandé à l’Editeur de changer de titre…

Par obéissance à l’Eglise et surtout à Jésus, qui a suggéré trois titres, on devrait, aujourd’hui, changer de titre.

Quant à

Le titre actuel est repris de la façon dont Maria Valtorta parlait elle-même de l’œuvre : « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé ».
Un titre incontestablement plus explicite que ceux proposé par Jésus qui formule un contenu plus qu’un titre effectif : “La Parole qui donne la vie éternelle”, ou “La Bonne Nouvelle adressée aux petits du troupeau de Jésus”, ou encore “À la suite de Jésus et de Marie dans les lumières de la Sagesse.” Qui verrait, dans ces titres, s’ils avaient été retenus, la vie de Jésus qui bouleverse tant de monde ?


Je ne suis pas du tout d’accord. Pour moi, ces trois titres me parlent bien plus, et je ne suis pas le seul. A chaque fois que j’en parle, les sentiments vont dans le même sens. J’en suis à plus de sept lectures… Je trouve chacun des titres proposés par Jésus très parlant.

Enfin, l’Editeur a publié l’œuvre en ne tenant pas compte des consignes de Jésus, et le dit explicitement dans la nouvelle édition, en mettant en avant son point de vue : il veut tout mettre… Personnellement, ça me gêne à chaque fois. Je préfèrerai toujours le point de vue de Jésus…

On ne lit pas l’œuvre pour nous convaincre que Maria a été la porte plume, mais pour vivre de l’œuvre… comme cela a été souligné, et ce, pour toute révélation privée… Ensuite, on s'en fait une idée...
Qu’il y ait des annotations pour préciser, je veux bien, et c’est une bonne idée, mais là ce ne sont pas des annotations, et c’est clairement en opposition à ce que demandait Jésus. Parfois, Il demande explicitement de sauter, ou de mettre à tel emplacement, sans rien y ajouter… et ce n’est pas suivi, sous prétexte de mettre tout ce qu’il y avait dans les cahiers… Je préfère les ajouts dans les annotations. Les éditions sur les révélations à Marthe Robin le font très bien.

Aujourd’hui, des travaux sont entrepris pour la cause de béatification de Maria, il ne faudrait pas l’entraver par des maladresses, en espérant qu’elles ne sont que des maladresses, et n’ont pas des intention commerciales de ventes et de marketing, car c’est malheureusement ce à quoi cela laisse penser. Pour moi, c’est vraiment dommage de ne pas faire confiance au Seigneur dans l’obéissance, car comme l’a souligné La Sainte Vierge « l’obéissance sauve toujours. »
Jésus est l’Obéissance… à nous de Le suivre aveuglément et ne pas faire passer nos impressions avant ses conseils…

Avec Jésus et Marie

Message

Date du message : mercredi 22 janvier 2020 à 11h12


Bonjour Daniel-Marie,
Je n'ai pas connaissance que l'Eglise ait demandé de changer de titre.
Elle a seulement demandé de préciser que l'EMV devait être explicitement attribué à Maria Valtorta.
L'éditeur a demandé qu'on lui fournisse la lettre officielle à insérer. Il l'attend toujours !
Ensuite, quand la conférence des évêques intervient, le titre est "Le Poème de l'Homme-Dieu" et non pas pas "l’Évangile tel qu'il m'a été révélé", qui sera adopté plus tard.
Ce nouveau titre respecte aussi les consignes de l'Eglise car l'écrit est attribué à Maria.
------------------
En ce qui concerne la cause de béatification de Maria Valtorta, l'erreur à ne pas commettre (et trop souvent commise) est justement de lier cette cause à l'EMV. Ce n'est pas parce que l'Oeuvre est sainte que Maria Valtorta l'est. Jésus dit explicitement qu'il ne faut pas le faire.